Jour-J !

Publié le par mada.mitsabo

30 décembre 2010

 

illu1312h30 Ca y est, nous y sommes. Après avoir fais le décompte jusqu’à la dernière de mes phalanges, me voici arrivé au grand départ.
Après une nuit passée dans un hôtel du vieux port de Marseille, me voilà à l’aéroport de Marignane, fin prêt pour le décollage. La bonne nouvelle du jour, c’est que je ne me suis pas trompé d’aéroport (cette fois-ci). M’en voilà réjouis ! Hall n° 1, passeport en poche, mon chariot à la main et mes 5 sacs sur-pleins, je m’apprête à passer l’enregistrement des bagages, quand j’entends derrière moi : « C’est vous Jérémie ? » Non non, j’suis l’pape et j’att…

« Euh oui c’est moi ?! »

Il s’agit d’Odette. Une des responsables de l’association marseillaise qui a en charge la gestion administrative du dispensaire. Il était plus ou moins prévu de nous rencontrer avant mon départ, mais rien n’était calé. C’était donc moins une ! Odette souhaite me donner des photos de son dernier passage il y’a quelques mois dans la région du Tsaranoro, la région où se trouve le dispensaire. J’enregistre mes bagages le temps qu’elle finisse d’écrire les cartes de voeux qui accompagneront les photos. Verdict : 61kilos de matériel en soute ! Glups, l’addition des frais supplémentaires liés à l’excédant de bagage, sera plus salée que ce que j’avais envisagé, mais on va gratter ailleurs dans le budget… Les mains enfin libres, je rejoins Odette pour un dernier briefing de sa part autour d’un verre. Je dois avouer que ce petit échange, même si rapide, a été fort appréciable. Non seulement car il est toujours sympathique de rencontrer des gens qui ont pleins d’aventures à vous raconter, avec un franc parlé que j‘aime bien, et une longueur d’onde que je semble partager. Et puis surtout, je manquais sérieusement d’informations essentielles sur : comment se passe la vie là bas. Odette en profite donc pour m’expliquer les règles importantes et me parler avec beaucoup d’émotion de certains « personnages » de la région, les personnes clés à rencontrer : du forgeron, à l’instituteur, en passant par l’infirmière retraitée ou encore le Roi de la région du Tsaranoro … que d’histoires passionnantes, je me régale ! Me voilà à présent, un peu plus en phase, avec ce qui me semblait il y’a encore quelques minutes, être un départ vers l’inconnu. Merci Odette pour ce moment, il signera pour moi la première rencontre de cette aventure !

16h10. L’avion est prêt à décoller. Les recommandations habituelles d’usage et de sécurité sont expliquées par les hôtesses d’Air Madagascar en français, en anglais et en malgache. Mais une que je n’avais jamais entendu auparavant, c’est : « Il est interdit de s’allonger dans les couloirs entre les sièges de l’avion ». On ne sait jamais, un petit somme par terre, c’est peut être plus confortable pour les jambes que sur ces sièges espacés de 20cm. L’hôtesse annoncera ensuite « Nous allons procéder à la désinfection de la cabine, ceci n’est pas dangereux pour votre santé ». Un bon coup de spray insecticide en continue pour décontaminer les bagages à main –et par la même occasion les alvéoles de nos poumons, on ne sait jamais- heureusement, je ne suis pas asthmatique. 10h de vol sont annoncées, chic ! Mon voisin de gauche ne semble plus de toute fraicheur, espérons que sa prostate soit plus vivace ! Une petite fille de 2-3ans se trouve dernière moi. Au nombre de coups de pied déjà reçu dans mon siège, je devine que le vol sera… d’enfer !

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4h (HL) Finalement l’avion finit par se poser dans le traditionnel applaudissement général (je ne comprends, et ne comprendrais jamais, pourquoi tout le monde applaudit quand le pilote pose son avion sur la piste... c’est quand même un peu son boulot à la base non ?) je n’ai quasiment par fermé l’œil de la nuit. Faut dire que l’allumage général des lumières à 2h du mat’ pour la distribution du petit déjeuner, ne m’a pas vraiment aidé à rattraper le petit train du sommeil, celui que j’avais déjà loupé quelques heures auparavant, quand la crise de pleur de la gamine de derrière, était devenue plus fort que le son du film projeté. Mon voisin souligna d’ailleurs à cet instant, un perspicace murmure « je ne comprends pas que les enfants soient pas interdits dans les avions… »
J’aime ces moments là.

Publié dans Les news du projet

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