Ca y'est c'est le week-end!

Publié le par mada.mitsabo

Samedi 15 janvier 

Yè yè yèèèè !

illu80 Et pour fêter ça, rien de tel qu’une petite randonnée en montagne ! L’objectif du samedi sera donc, l’ascension du « Caméléon » nom donné par les touristes en raison d’une ressemblance perfide avec… devinez quoi… un caméléon ! Sauf que, contrairement à ce que l’imagination des touristes pourrait laisser croire, ce n’est pas la montagne qui ressemble à une tête de caméléon, (qui ressemble d’ailleurs autant à une tête de tortue, qu'au profil d'un picasso) mais le sommet de la montagne, la crête rocheuse qui dessine la silhouette d’un caméléon allongé (vous pouvez cliquer sur la photo). Bref, départ du Camp Catta à 7h tapante, la température est encore supportable. La balade commence par une traversée de la forêt sacrée. Au nombre de toiles d’araignées que je traverse, j’en déduis vite que je suis le premier à emprunter le sentier aujourd’hui ! Je marche donc, un bâton à la main,  droit devant moi, afin de ne pas ressembler à une barbe à papa. Une fois la forêt traversée, le sentier traverse des prairies au pied du Tsaranoro, où se perdent quelques énormes blocs de granites. La rosée étant très présente le matin, et le sentier très étroit, les herbes qui peuvent monter jusqu’au bassin, me rafraichissent les jambes, et me mouillent déjà les chaussures. Mais je dois avouer que c’est plutôt agréable, il commence à faire sérieusement chaud !

illu81Le sentier traverse ensuite la rivière, un peu plus en amont des deux piscines naturelles. Il longe ensuite le flanc de la montagne du Caméléon, en remontant vers le fond de la petite vallée. Attention toutefois à bien distinguer le sentier, des canaux d’irrigations asséchés !  Le dénivelé commence à se ressentir, même sur le petit passage qui est à l’ombre, je sue, je sue, je sue… mais courage, le col n’est pas loin ! Avant le col, le sentier bifurque sur la gauche en direction du Mont Caméléon qui se trouve lui aussi, sur la gauche ! Avant la dernière grosse montée, je traverse une grande prairie bucolique (non c’estvrai, c’était vraiment bucolique !), bordée de fleurs, de criquets et papillons multicolores. J’attrape le moindre petit souffle de vent avant d’attaquer la dernière montée, qui me conduira au sommet. Ca grimpe, ca chauffe toujours autant, mais j’y suis presque. Une dernière petite montée dans les rochers pour atteindre la crête rocheuse du sommet, et me voilà au sommet. Il est 9h, la montée était indiquée en 3h, il m’en aura fallu 2h à un rythme plutôt normal. En tout cas, quel beau point de vue ! Le Caméléon se trouve entre 2 vallées, ce qui nous offre un magnifique panorama sur les vallées, le Tsaranaoro (qui semble tout de suite moins impressionnant vu d’en face), les petits villages et les rizières qui quadrillent le sol. Le temps de sympathiser avec quelques lézards très curieux, et de passer quelques téléphones (hé oui, 5 barres de réseaux là haut, wouhouuuuu !!!) et je ne tarde pas trop à redescendre (les orages viennent vite).

illu83 La descente prend la direction de l’autre vallée, jusqu’au village de Morarano. Ensuite la boucle se termine sur le chemin principal de la vallée, qui retourne vers le Camp Catta. Sauf que voilà, je n’ai jamais trouvé ce sentier qui redescend vers Morarano. Ah oui, j’oubliai de préciser, le balisage d’ici, ce n’est pas les sentiers du club vosgien… quelques panneaux de temps en temps, des cairns de ci de là… j’avais pourtant pris l’initiative de photographier la fresque des sentiers de randonnée peinte sur un mur en bois du Camp Catta. Mais nous somme d’accord, une fresque peinte à la main, ce n’est pas une carte ! Toujours est-il, je ne prenais pas trop de risque, le relief étant  très caractéristique il m’était impossible de me perdre : j’étais en haut de la montagne, la vallée était en bas… suffisait de descendre ! Il s’agissait juste d’éviter les petites barrières rocheuses, mais la visibilité était parfaitement bonne ! Ce qui est difficile avec ces sentiers, c’est qu’il est parfois impossible de distinguer sentier, de passage de zébus, de canaux d’irrigations. Innocemment, j’ai donc emprunté un passage à zébu, qui m’a mené… nulle part ! Mais, cette petite exploration hors des sentiers battus m’aura permis de voir de très belles espèces d’orchidées, de pachypodiums et autres plantes grasses, mais aussi des faucons, des buses et deux espèces de gallinacées toutes grises avec le cou et la tête bleu turquoise (impossible de vous dire le nom, peut être que les ornithos m’aideront ?). Ma crainte était juste de tomber nez à nez avec un boa dans ces herbes hautes, mais ce n’est à priori pas le milieu qu’ils préfèrent. J’arrive finalement par rejoindre le chemin de la vallée, après une longue descente interminable dans une prairie très caillouteuse, et me voilà de retour au Camp. Il fait de plus en plus chaud dans la vallée, le vent n’est pas si présent qu’au sommet du Caméléon, et voilà maintenant une semaine qu’il n’y a pas eu de grosse pluie. Espérons que l’atmosphère se rafraichisse un peu dans les prochains jours. En tout cas, belle balade, qui doit très probablement faire moins mal aux cuisses, en passant par le bon chemin ! 

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Publié dans Les news du projet

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mutuelle internet 25/01/2011 07:48


c'est magnifique à Madagascar, merci pour cette bonne découverte